Plusieurs dizaines de milliers de manifestants anti-avortement défilaient cet après-midi à Madrid pour protester contre un projet du gouvernement socialiste espagnol de libéraliser l’avortement.
La manifestation a démarré vers 12H00 (10H00 GMT) devant le siège du ministère de l’Egalité, à l’origine du projet de réforme de l’avortement, dans la rue Alcala, en plein centre de la capitale et devait aboutir sur la Plaza de Neptuno, près du musée du Prado.
Des personnes âgées, des familles avec enfants et poussettes, marchaient dans le calme, beaucoup coiffées de casquettes de couleur rouge “symbole de force et de célébration de la vie”, distribuées par les organisateurs, Médecins pour la vie, Provida Madrid et HazteOir (“Fais toi entendre”).
En tête de cortège, deux grandes pancartes proclamaient: “Il n’existe pas de droit de tuer, il existe un droit de vivre”, “Femme oui, avortement non”.
Il s’agit de la première grande manifestation contre le projet du gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero de rendre l’interruption volontaire de grossesse (IVG) pleinement légale dans un délai limité comme c’est le cas dans la plupart des pays européens.
Actuellement, l’avortement n’est autorisé en Espagne qu’en cas de viol dans un délai maximum de 12 semaines de grossesse, de malformations du foetus (22 semaines) ou en cas de “danger pour la santé physique ou psychique de la mère” (sans limitation de temps).
AFP @ LeFigaro.fr
Le pape Benoît XVI s’est opposé vendredi à la promotion de l’avortement, y compris de l’IVG thérapeutique, estimant qu’elle menaçait les “fondements-mêmes” de la société, dans un discours au siège de la présidence angolaise.
Le 5 mars dernier, un évêque brésilien avait excommunié la mère d’une fillette de 9 ans, enceinte de jumeaux à la suite d’un viol, et les médecins qui avaient pratiqué l’avortement. Au vu de la controverse qu’avaient soulevée ces excommunications, la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) a désavoué, vendredi 13 mars, l’archevêque en question et a nié l’excommunication.