En l’espace de quelques jours deux grosses actualités pour le Front National, les Le Pen père et fille peuvent se réjouir, ils font l’actu avec une bonne grosse provocation comme ils les aiment et une bonne grosse polémique comme les médias adorent. Du politiquement totalement incorrect pour un buzz assuré.
Extraits:
Une bonne polémique : une session inaugurale du Parlement présidée par Jean-Marie Le Pen après le scrutin des élections européennes du 7 Juin, voila qui fait frémir tous les démocrates revendiqués. En effet, cet honneur revient au doyen des eurodéputés. A 80 ans, Jean-Marie Le Pen sera selon toute vraisemblance ce doyen. Imaginez : le leader du FN à la tribune du Parlement Européen. Il en faudrait moins pour que Cohn-Bendit en redevienne tout rouge. Au risque de me faire (encore) des ennemis, un règlement est un règlement : au nom de quoi devrait-on interdire un parlementaire élu par des citoyens, un parlementaire membre d’un parti politique autorisé. Oui les propos du vieux me révulsent (je le précise, sait-on jamais), mais le Front National n’est pas interdit en France et ses membres et dirigeants sont libres de s’exprimer.
Une bonne provocation : l’affiche électorale de Louis Aliot, tête de liste du FN aux élections européennes pour la région Sud-Ouest. Une bonne provocation : l’affiche électorale de Louis Aliot, tête de liste du FN aux élections européennes pour la région Sud-Ouest. Et il est fort à parier que les candidats des autres régions devraient s’en emparer, eu égard la médiatisation de cette affiche. Imaginez : utiliser Jean Jaurès (déjà récupéré par Nicolas Sarkozy et créant également une polémique à cette occasion), un leader socialiste, le martyr de 1914, tant vénéré par le PS et pourtant tant méconnu des Français. Il faut dire que les dirigeants frontistes sont maîtres dans l’art de la provocation : “Jaurès aurait voté Front National”, la phrase est bien choisie pour énerver. Si ce n’était le FN, on applaudirait la communication politique. Si ce n’était un graphisme déplorable, on pourrait considérer cette affiche comme un exemple de publicité politique.
Résultat : le buzz pour cette affiche, succès immédiat, on en parle, on parle donc du Front National. (…)
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